J'ai vite appris que la vie était remplie de drames.
Poursuivie mon chemin jusqu'à l'enfance,
J'ai compris très tôt que,sans lutter,je n'avais aucune chance.
En grandissant,j'ai atteint l'adolescence,
Et commençait alors ma crise d'indépendance.
Plus tard,je suis devenue adulte,
Mais,pour y arriver,il m'a fallu bien des chutes.
J'ai navigué sur les ailes du temps,
Mais je fûs souvent déporté par le vent.
J'ai rencontré mille et une tempêtes,
Avant de pouvoir me considérer comme un être.
J'ai essuyé tellement d'orages,
Que,parfois, j'ai eu peur de faire naufrage
J'ai souvent été trempée par la pluie,
Avant de découvrir qui je suis.
J'ai marché dans le noir,
Avant de retrouver l'espoir.
J'ai erré au petit jour,
Afin d'éloigner mon mal d'amour.
J'ai continué mon chemin,
Pour ne trouver qu'un futil destin.
J'ai surmonté tous les obstacles,
Pour ne laisser aucunes traces.
J'ai laissé mon coeur dérivé,
Sur les ailes de la liberté.
+J'ai laissé mon âme s'éteindre,
Sur un parcours remplie de haine.
J'ai parfois cru en la vie,
Comme une réponse à mon ennui.
Mais ,j'ai trop souvent préféré la mort,
Comme un silence sur mes remords.
J'ai déposé des masques sur mon visage,
Afin de transformer tous les mirages.
J'ai maquillé mes émotions,
Comme un cri du coeur à la nation.
J'ai fermé les yeux sur tous les charmes,
Afin de ne plus voir les armes.
J'ai détourné mon regard de la route,
Afin de ne plus entrevoir le doute.
J'ai usé mes cordes vocales,
À force de crier que j'avais mal.
Je me suis troué la peau,
À coup d'espoir et de monde nouveau.
J'ai aperçu dans le ciel,
Une parcelle d'éternel.
Mais je suis demeurée ici,
De peur de sombrer dans l'oubli.
J'ai vécu,
Comme je l'ai pu.
Mais j'ai fini par me détruire,
Derrière des portes que je n'ai pas eu la force d'ouvrir.
le 8 février 1995